Une mission de terrain réunissant des chercheurs de l’Université de Rostock, de WASCAL et de l’Université Félix Houphouët-Boigny a permis de renforcer les échanges scientifiques autour des écosystèmes d’inselbergs et de leur rôle dans la conservation de la biodiversité et la compréhension des impacts du changement climatique.
Une mission scientifique de terrain de dix jours s’est récemment déroulée en Côte d’Ivoire dans le cadre du renforcement de la recherche sur la biodiversité des inselbergs, ces formations rocheuses isolées qui abritent des communautés végétales particulièrement adaptées à des conditions écologiques spécifiques.
Cette mission a réuni le Prof. Stefan Porembski, chercheur de l’Université de Rostock spécialisé dans l’écologie des inselbergs tropicaux, et Adjoua Emma Geneviève Kouamé, doctorante dont les travaux portent sur la biodiversité de ces écosystèmes. Elle a également mobilisé des partenaires scientifiques ivoiriens, notamment Dr Édouard Konan Kouassi, directeur du programme WASCAL Côte d’Ivoire ainsi que des acteurs de l’administration des Eaux et Forêts.
Sur le terrain pour mieux comprendre les écosystèmes d’inselbergs
Les travaux de terrain ont porté notamment sur plusieurs sites situés à Niakaramandougou, Séguéla et Duékoué, avec des prospections conjointes au mont Niangbo et au mont Petit Duékoué. Ces sorties ont constitué des occasions d’observation, de collecte d’informations et d’échanges scientifiques directement au sein des écosystèmes étudiés..
Le mont Niangbo, situé dans le centre de la Côte d’Ivoire, occupe une place particulière dans cette dynamique de recherche. Selon le document de mission, le Prof. Porembski étudie la diversité végétale et les caractéristiques écologiques de ce site depuis les années 1990, faisant du mont Niangbo une référence pour les recherches à long terme sur les inselbergs tropicaux.
Le mont Niangbo, un laboratoire naturel pour la recherche
Au-delà de leur intérêt paysager, les inselbergs constituent des milieux importants pour l’étude des processus écologiques, de la diversité végétale et des effets du changement climatique.

Ces caractéristiques renforcent l’intérêt scientifique et environnemental des inselbergs dans les stratégies de conservation et de gestion durable des écosystèmes.
- La fertilisation par le biochar pour enrichir durablement les sols appauvris.
- Les biopesticides locaux pour une réduction drastique de la dépendance aux intrants chimiques.
- Les modèles d’irrigation intelligente adaptés aux petites exploitations agricoles pour optimiser l’usage de l’eau.
🤝 De la recherche à la formation doctorale
La mission ne s’est pas limitée aux observations de terrain. Elle a également favorisé les échanges scientifiques et académiques autour des perspectives de collaboration.
Des discussions ont notamment été menées avec Dr Édouard Konan Kouassi, Directeur du Graduate Studies Program in Climate Change and Biodiversity à l’Université Félix Houphouët-Boigny, autour du renforcement de la recherche, de la formation doctorale et des collaborations académiques.
Cette dimension est particulièrement importante pour le développement de compétences scientifiques en Afrique de l’Ouest. Les collaborations internationales permettent en effet de créer des passerelles entre chercheurs, doctorants et institutions, tout en favorisant le partage de connaissances et la réalisation de travaux de recherche conjoints.
Renforcer le lien entre science et conservation
La mission a également permis d’engager des échanges avec les services ivoiriens des Eaux et Forêts, notamment avec le Commandant Kouakou Julien et le Lieutenant Touré Kader à Duékoué.
Ces échanges ont porté sur la conservation des ressources naturelles et la protection des écosystèmes d’inselbergs, soulignant l’importance de rapprocher les connaissances scientifiques des actions de conservation et de gestion durable des ressources naturelles.
Cette approche collaborative crée ainsi un lien entre recherche scientifique, formation, conservation de la biodiversité et gestion durable des écosystèmes.
Une collaboration scientifique appelée à se renforcer
Cette mission illustre la volonté de l’Inselberg Biodiversity Lab de l’Université de Rostock de développer sa collaboration avec WASCAL et ses partenaires régionaux.